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Publié le 11 mai 2026 Icône d'un sablier démontrant le temps de lecture 8 minutes 7 secondes

Quatre projets photographiques à découvrir à la Halte des créations

Du 16 mai au 8 juin, Ilan Dessent, Syrine Drevet, Julian Allard-Kiwigraphe et Nina Lhuguenot inaugureront la saison des résidences artistiques de la Halte des créations, sur la promenade des Capitaines. Les quatre étudiantes et étudiants du programme Photographie se rendront dans le conteneur ouvert au public de la place des Rochelais, pour prendre part à des résidences éphémères de trois jours. L’activité offrira d’abord une belle occasion d’échanger avec la population sur leur processus créatif. Elle permettra aussi aux élèves d’approfondir leur démarche artistique. Elle donnera enfin la possibilité de vivre une expérience inédite et mémorable dans le cadre de leur exploration du monde de la photographie.

 

Une entente avec la Ville de Matane  

 

« Tout le monde ressort gagnant de ce projet. L’activité représente à la fois une résidence artistique, un lieu d’exposition inédit et un espace enrichissant de médiation culturelle. Les personnes étudiantes répondront aux questions des visiteurs, exposeront leur démarche de création et poursuivront également leur exploration du medium photographique », a résumé Geneviève Thibault, enseignante responsable de l’édition 2026 du projet. Dans le cadre de ce dernier, chaque élève doit effectuer une présence de 15 heures sur place. Les quatre projets retenus ont fait l’objet d’une sélection préalable au sein du Département de photographie, parmi les différentes propositions reçues. Les quatre personnes retenues bénéficient par ailleurs d’un soutien financier de la Ville de Matane. À travers ce projet, le Ville cherche ainsi à encourager la relève artistique.

 

« C’est la première résidence artistique que je vais vivre. J’ai vraiment hâte de pouvoir profiter de ce temps pour expérimenter et aussi approfondir un projet qui me tient particulièrement à cœur. Je suis très heureuse et reconnaissante de pouvoir vivre une expérience pareille », a confié Nina Lhuguenot. Pour sa part, Ilan Dessent a mentionné sa fébrilité à l’idée d’inaugurer ces résidences dès le 16 mai. « Ouvrir la saison estivale de la Halte des créations me tient beaucoup à cœur. Ça va me permettre de créer du contenu pour illustrer ma démarche de photographie d’auteur. J’ai hâte aussi de pouvoir discuter avec le public matanais du procédé sur plaque de verre que j’ai testé dans le cadre de ce projet. Ce sera l’occasion de réfléchir à l’importance du travail artisanal à l’heure de l’IA et d’explorer un autre rapport au temps », a-t-il confié.

 

Quatre projets variés

 

« Après l’image », par Ilan Dessent

 

Horaire de résidence

 

  • Samedi 16 mai 9 h – 14 h
  • Dimanche 17 mai 9 h – 14 h
  • Lundi 18 mai 9 h – 14 h

 

Description du projet

 

Ilan Dessent s’appuie sur les codes de la photographie de mode pour réfléchir à la consommation rapide des images et des vêtements dans un monde qui s’accélère. En intégrant un procédé ancien, le cyanotype, à la photographie numérique, il introduit une dimension plus lente et matérielle où l’image se transforme par le geste et le temps. Le travail exposé prend la forme d’une série de portraits imprimés sur plaques de verre, présentées à plat sur une table lumineuse. L’ensemble inclut aussi différentes expérimentations réalisées lors de son appropriation du cyanotype.

 

Pendant la résidence, Ilan Dessent souhaite rendre visible son processus créatif. Il présentera ses essais, expliquera les procédés qu’il utilise et échangera avec les personnes qui viendront le rencontrer.

 

Originaire de la Provence, en France, Ilan Dessent a réalisé un baccalauréat professionnel en photographie au Lycée Blaise Pascal, à Marseille, avant de poursuivre sa formation au Cégep de Matane, où il termine actuellement ses études.

 

« Matane, c’est ma ville », par Syrine Drevet

 

Horaire de résidence

 

  • Vendredi 22 mai 10 h – 15 h
  • Samedi 23 mai 10 h – 15 h
  • Dimanche 24 mai 10 h – 15 h

 

Description du projet

 

Syrine Drevet part à la rencontre de cinq personnes d’âges variés vivant à Matane. À travers des entrevues filmées, du reportage et des portraits, le projet s’intéresse à ce qui lie ces personnes à leur milieu de vie : leurs attachements, leurs habitudes et la place qu’occupe Matane dans leur quotidien.

 

Le travail est présenté sous la forme d’une POM (Petite Œuvre Multimédia) diffusée sur une télévision, accompagnée de tirages photographiques issus du projet. La question de l’identité y est abordée comme une construction faite de fragments. Cette idée se traduit notamment par une approche en mosaïque que Syrine poursuivra sur place.

 

Pendant la résidence, elle invitera le public à participer à la création d’un portrait fragmenté en manipulant différentes images pour recomposer un visage. Ce processus participatif permet d’aborder concrètement les enjeux de composition tout en ouvrant un espace d’échange autour des questions d’identité et de communauté.

 

Finissante en photographie au Cégep de Matane, Syrine Drevet est originaire de Veyrins-Thuellin, en France.

 

« Nos dimensions insensées », par Julian Allard-Kiwigraphe

 

Horaire de résidence

 

  • Vendredi 29 mai 15 h – 20 h
  • Samedi 30 mai 18 h – 23 h
  • Dimanche 31 mai 11 h – 16 h

 

Description du projet

 

Julian Allard-Kiwigraphe poursuit un projet qui explore la double exposition réalisée directement à la prise de vue, sans montage numérique. À l’aide de longues expositions et de déclenchements multiples de flash, il crée des portraits où une même personne apparaît plusieurs fois dans une seule image. Le corps s’y dédouble, se fragmente, et l’image devient un espace où coexistent différents instants.

 

Dans le conteneur, une sélection d’images sera présentée, accompagnée d’un espace de prise de vue aménagé sur place. Pendant la résidence, Julian poursuivra ses expérimentations, en invitant les gens du public à se faire photographier. Les images réalisées leur seront ensuite remises sous forme numérique. Avis aux amateurs et amatrices d’objets d’art, certaines créations seront disponibles à l’achat sur place.

 

Étudiant en deuxième année du DEC en Photographie au Cégep de Matane, Julian Allard-Kiwigraphe est originaire de Saint-Barthélemy, dans Launaudière. Il a représenté le Cégep de Matane à l’Intercollégial d’arts visuels qui a eu lieu à Trois-Rivières en mai 2026. Son travail est mis de l’avant dans l’exposition collective Auteurs sans titre, présentée dans le cadre de PHOS.

 

« Immergée », de Nina Lhuguenot

 

Horaire de résidence

 

  • Samedi 6 juin 9 h – 14 h
  • Dimanche 7 juin 9 h – 14 h
  • Lundi 8 juin 9 h – 14 h

 

Description du projet

 

Nina Lhuguenot développe une série de photographies sous-marines qui explorent la texture de l’eau en elle-même, mais aussi et surtout la manière dont celle-ci déforme les textures comme celles d’un tissu, de la peau ou des cheveux.

 

Ce projet est aussi lié à une expérience personnelle : confrontée à une peur de l’eau, Nina a choisi de travailler à partir de cette limite, en s’entraînant d’abord à mettre la tête sous l’eau. Ce processus lui permet peu à peu de l’apprivoiser, tout en lui ouvrant un nouveau monde à photographier. Le titre évoque cet état de la vie quotidienne où l’on se sent submergé, entre perte de repères et recherche d’un deuxième souffle.

 

Pensée comme un laboratoire de création, la résidence dans le conteneur lui permettra de poursuivre ses expérimentations en immergeant des photographies imprimées sur des supports variés dans des contenants de verre. En utilisant de l’eau provenant de différentes sources, comme le fleuve Saint-Laurent ou la rivière Matane, elle explorera la manière dont les images et la perception se transforment.

 

Finissante en photographie au Cégep de Matane, Nina Lhuguenot est originaire de Poitiers, en France. Elle a obtenu un baccalauréat professionnel en photographie au Lycée Victor Laloux, à Tours. Des extraits de son projet Immergée font partie de l’exposition collective Auteurs sans titre présentée dans le cadre de PHOS.

 

Photo (Source Geneviève Thibault) : De gauche à droite, Syrine Drevet, Nina Lhuguenot, Ilan Dessent et Julian Allard-Kiwigraphe

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