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Publié le 5 janvier 2026 Icône d'un sablier démontrant le temps de lecture 5 minutes 4 secondes

Quatre étudiants au cœur de la recherche

Au Cégep de Matane, le Parcours d’initiation à la recherche ouvre des horizons insoupçonnés. Quatre étudiants, Mégane Paquet, Jeanne Morais, Joris Yan et Karyl Benachour plongent dans des projets scientifiques. Entre modélisation de la lumière, traitement photographique et réalité augmentée, ils découvrent les coulisses de la démarche scientifique en devenant l’un des maillons d’équipes impliquant des enseignants-chercheurs du Cégep de Matane et des chercheurs du CDRIN. 

 

Une rencontre pour échanger et s’inspirer 

 

Cela faisait plusieurs semaines qu’ils ne s’étaient pas vus. Ce jour-là, Mégane, Jeanne, Joris et Karyl se sont retrouvés pour partager leurs expériences. « Je voulais savoir ce que les autres faisaient, parce que les recherches peuvent être très différentes », explique Mégane. Et en effet, leurs univers et leurs rôles se révèlent très contrastés. 

 

D’abord initiés aux étapes et à l’éthique de la recherche par Katia Liénafa, conseillère pédagogique à la recherche, le quatuor est ensuite reparti travailler chacun de son côté sur les tâches qui leur ont été données par leurs enseignants respectifs. Ils réalisent aujourd’hui à quel point leurs mandats sont différents, mais stimulants pour chacun d’entre eux. 

 

La physique de la lumière 

 

Pour Jeanne et Mégane, étudiantes en sciences de la nature, les travaux prennent la forme d’un défi technologique : comprendre le comportement de la lumière pour améliorer le rendu visuel dans les jeux vidéo. « Le projet porte sur la manière dont la lumière est mobilisée en environnement numérique, sur la façon dont elle rebondit et interagit avec différents matériaux », précise Jeanne. Avant de modéliser une scène, elles ont dû plonger dans l’optique géométrique et les formules mathématiques. « Notre enseignant Yannick Lévesque nous a montré comment il calcule la lumière pour que les images soient réalistes tout en demandant le moins de calcul possible », ajoute Mégane. 

 

Le rôle des deux étudiantes est de faire une contextualisation permettant de comparer les effets de la lumière avant et après l’intégration d’un code optimisé. L’initiation à la recherche est exigeante, mais passionnante : « Ce qui m’allume, c’est l’inconnu, la découverte et la résolution de problèmes », confie Jeanne.  

 

Photographie : entre mémoire et technique 

 

À l’opposé, l’étudiant en photographie Joris explore l’image sous un angle inédit. Son travail est de traiter des photographies historiques et de créer des panoramas avec certaines d’entre elles pour alimenter les travaux de son enseignante Geneviève Thibault. Ceux-ci portent sur les transformations du paysage en contexte minier grâce à des images de différentes époques.  Si la démarche scientifique n’est pas au cœur de son futur métier, Joris apprécie cette expérience qui bonifie son parcours suite à son Post Bac Pro en photographie en France. « Ce qui me plaît, c’est qu’on me confie des tâches importantes, on me donne un temps de parole dans les réunions, donc je me sens bien dans l’équipe. »  

 

Des gestes culinaires décortiqués 

 

Karyl, étudiant en animation 3D et synthèse d’images, navigue entre art et technologie. Avec son enseignant, David Marcotte, il collabore à un projet de recherche qui porte sur la représentation des gestes culinaires dans un contexte de production artistique de Catherine Bélanger du Cégep de Limoilou. « Mon rôle, c’est de mettre en image ce que ça pourrait ressembler, avec plusieurs supports : illustration 2D, 3D, projection interactive et réalité augmentée », explique-t-il. 

 

Ce qui le motive ? Constater que les notions apprises en classe sont vraiment utiles. « À l’école, c’est bien de faire des devoirs, mais tu n’es pas libre de ce que tu fais et tu n’as pas de réelle contrainte. »  

 

Parcours d’initiation enrichissant 

 

Pour Jeanne et Mégane, cette expérience confirme leur intérêt pour la recherche scientifique. « J’aime la théorie, mais aussi la pratique. Et la communication : partager ce qu’on apprend, c’est vraiment le fun », dit Mégane. Jeanne ajoute : « J’aime résoudre des problèmes pour aider les autres. Sans la recherche, on n’en serait pas là aujourd’hui. » 

 

Joris et Karyl, eux, y voient une opportunité de sortir du cadre scolaire et de faire partie d’un groupe. « On a tous des parcours différents et c’est ça qui fait la richesse du travail d’équipe », affirme Karyl. Joris renchérit : « Je me sens intégré dans le projet, je ne suis pas mis à l’écart parce que je suis étudiant. » 

 

Un accompagnement essentiel 

 

Tous soulignent l’importance du soutien reçu. « Avec Katia, on a appris les règles d’éthique, les étapes d’une démarche scientifique » explique Méganne. « À toutes les deux semaines, on avait des rencontres avec elle. On tient un journal pour exprimer comment on se sent et on est épaulés là-dedans », explique Jeanne. Joris apprécie la disponibilité des professeurs : « Geneviève prend des nouvelles quand on se croise dans les corridors et s’assure que ça ne me prend pas trop de temps. » Karyl le confirme : « Dès qu’il y a un problème ou si je suis fatigué, David est très compréhensif, on s’organise. Tout est bien ficelé. » 

 

Leur message aux futurs candidats 

 

Les quatre étudiants sont unanimes : il faut oser! « Si vous êtes curieux et que vous voulez mettre en pratique ce que vous apprenez, foncez », encourage Joris. « Même si le titre du projet ne vous attire pas au départ, ça peut être une expérience incroyable », ajoute Karyl. Pour Jeanne et Mégane, la curiosité est la clé : « Il faut saisir les opportunités. Ça peut changer votre vision de votre avenir. » Cette expérience pourrait même tracer la voie vers leur futur métier. 

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