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Publié le 30 avril 2026 Icône d'un sablier démontrant le temps de lecture 2 minutes 14 secondes

De l’IA à l’argentique

Cet article s’inscrit dans une série consacrée à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les programmes du Cégep de Matane. Les avancées technologiques redéfinissent les pratiques pédagogiques et professionnelles de façon continue. Cette série propose un éclairage sur les initiatives mises en place en 2026 et reflète l’état des lieux à ce moment précis.

 

Le programme de Photographie doit composer avec une nouvelle réalité : l’IA est maintenant intégrée directement dans les logiciels de traitement d’images. Toutefois, « les fonctionnalités ne sont pas encore au point pour une qualité d’image qui dépasse celle d’un cellulaire » mentionne l’enseignant et coordonnateur du programme, François-Nicolas Dionne, « mais cela progresse vite, très vite. Je devrai sûrement changer davantage mes contenus de cours l’automne prochain » ajoute-t-il.

 

Tout de même, l’IA impose un questionnement : devrait-on se limiter à l’utiliser pour améliorer une photographie existante ou bien envisager son usage pour générer des images de toutes pièces? Pour François-Nicolas Dionne, ce sont les considérations éthiques qui prédominent : « Enseigner l’IA quand on sait qu’elle consomme plus de quarante fois l’énergie des processus actuels et que celle-ci s’est sûrement entraînée à partir de contenus à l’insu de leurs auteurs…  Et puis, un artiste qui recourt à l’intelligence artificielle peut-il vraiment revendiquer la paternité des œuvres générées? » questionne-t-il.

 

Un retour aux sources envisagé

Paradoxalement, maintenant que la photo numérique domine largement les pratiques, on observe un regain d’intérêt pour les techniques analogiques. Ainsi, une réflexion sur la réintégration de l’enseignement de la photo argentique s’amorce. « D’une certaine façon, c’est comme si l’âme de la photo restait la chambre noire. C’est une conception qui s’est transmise d’une génération de photographes à l’autre, même si son utilisation a évidemment grandement diminué au fil des années. » soutient Maxence Bradley, enseignant en photographie. Le département a récemment fait le ménage des laboratoires argentiques du cégep, inutilisés depuis 2019. On y a recensé les équipements pour évaluer la possibilité de relancer un cours de photo argentique. « Le matériel a été bien conservé. Il ne resterait que très peu d’achats à faire » ajoute l’enseignant.

 

C’est à suivre!

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